Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 19:11

Les aventures de Pamela

  En  souvenir de mon dressage

  I

Le grand saut

 

Cela devait finir ainsi, et j'en fus soulagée.

Trois clans devant le notaire dans l' étude, un notaire assez âgé et blasé, ou peut-être, professionnellement distant, ne voulant pas prendre parti pour quiconque.

Trois clans:

Mon père et ma mère, qui ne pouvaient plus me supporter, ayant perdu tout espoir d'avoir une fille jolie agréable et se tenant dans le monde, plutôt qu'un garçon manqué, préférant les esclandres avec ma mère, ou la provoquant sur la bourgeoisie bien pensante et les "belles manières".

Deuxième clan:

Ma tante qui détestait les manières et les idées arriérées de ma mère, qu'elle qualifiait de "petite bourgeoise de province sclérosée".

Il est vrai que ma tante Florence était très jeune, huit ans de plus que moi.

J'avais dix huit ans depuis un mois, ma tante n'avait que vingt six ans, et quelle classe, élégante, mince, une parisienne sophistiquée, comme une gravure de mode, mais en plus strict, moins "évaporée". Elle me semblait têtue, et sachant parfaitement ce qu'elle voulait. Et de fait, elle faisait souvent remarquer à ma mère son manque d'ambition, et de volonté face à son mari, et surtout, ces goûts lourds et vieillots.

Et moi dans tous cela, j'étais au milieu et le troisième clan à moi seule, et le nœud du problème. Mes continuelles disputes avec ma mère, les colères de mon père quand par hasard il daignait apparaître à la maison.

Et puis, je n'en pouvais plus de cette province triste, arriérée, de cette petite ville avec ces ragots minables, dans un petit cercle de notables avec leurs petites idées vieux jeux et leurs petites manies.

Je voulais partir, loin, dans une grande ville, voir le monde moderne, les soirées, les spectacles. Vivre libre, comme ma tante que j'admirais sans bien la connaître. Elle ne rendait jamais visite à sa sœur. Je me rendais bien compte que plus on est proche et plus on peut se détester.

Ce qui força ma mère à se décider, c'est la nomination de mon père dans une ambassade en Amérique du sud, au Chili... à moins que... je ne sache plus, mais loin de l'autre coté de l'Atlantique.

Ma mère tenait à l'accompagner, mais ne voulait pas que je quitte la France pour mes études.

La solution tomba toute cuite. Cette sœur parisienne qu'elle détestait. Pourquoi ne pas se débarrasser du fardeau que j'étais devenue? Cette sœur qui aimait tant sa liberté, une sale gosse sur les bras serait une belle vacherie à lui faire.

De plus, je leur avais fourni un prétexte en or pour me rendre personnellement responsable de leur "déchirante" solution. Comme à mon habitude, je m'étais éclipsée dans le parc pour rejoindre Daniel, mon copain de jeux.

Daniel et moi avons le même âge et beaucoup de chose en commun, notamment vis à vis de nos familles respectives. Il détestait également les réceptions, les ronds de jambe, la "Belle Société" et tout leur tra la la. Physiquement, c'était un garçon très vif, incroyablement souple, mais pas très grand et plutôt mince avec peu de carrure. On avait d'ailleurs la même taille et il m'avait prêté des vêtements lui appartenant qui m'allaient parfaitement et étaient bien plus pratiques pour jouer. Les robes que ma mère voulait que je porte me dégouttaient. Elles étaient tristes, lourdes, moches et encombrantes. Je me sentais beaucoup plus à laisse dans les vêtements de Daniel pour courir dans les bois.

Et ce jour là, il avait plu, nous n'étions plus très propres. J'avais entraîné Daniel par le grand salon pour éviter la salle à manger où se tenait ma mère. Mais j'avais complètement oublié cette réception donnée exceptionnellement l'après midi. Mère avait exigé ma présence pour rendre hommage à un préfet, ou un sous préfet, ou sous quelque chose qui nous rendait visite juste avant son train pour Paris.

Hélas-je fus présentée, Daniel aussi, mais pas vraiment dans la bonne tenue et pas très propre. Plutôt très dégouttant, notre irruption dans cette assemblée fit un grand silence, bientôt suivit par les cris de ma mère. La douce et délicate jeune fille que j'aurais dû être, n'était que ce garçon manqué sale hirsute. Mère m'emmena rapidement hors de la salle, Daniel avait fait demi-tour et s'était enfui vers le parc.

Mes parents m'avaient terriblement enguirlandés et plus encore... Ils m'avaient annoncé qu'ils se débarrasseraient de moi, renonçant à faire mon éducation. L'idée était de me jeter dans les bras de ma tante Florence. Ils partiraient ainsi la conscience tranquille et jubilaient du cadeau empoisonné fait à ma tante.

Bien sur mes parents m'avaient présenté comme un modèle de sagesse et de gentillesse, très féminine et douce, ne faisant jamais de bruit ou d'esclandre, toujours contente de tout, discrète et ne demandant qu'à rendre service. Une aide parfaite pour tenir son intérieur parisien, etc. cetera etc. cetera...

Inversez toute cette flatterie et vous aurez un portrait de moi un peu plus réaliste.

Les signatures furent vite expédiées.

Le notaire un peu surpris par le coté expéditif de cette affaire insista pour expliquer le contrat en termes plus simples.

Madame, monsieur" dit le notaire, s'adressant à mes parents"vous êtes conscients que vous abandonnez toute autorité parentale. Et vous mademoiselle Florence vous vous chargez d'un poids considérable, vous devrez subvenir au besoin de Mademoiselle Pamela jusqu'à son mariage, mais de plus, vous serez responsable de tous ces actes civilement et financièrement. Vous devrez aussi assurer son éducation. Ces parents légitimes vous donnent toute autorité pour décider ce qui vous semblera la meilleure direction et vous pourrez prendre ces décisions sans devoir en référer à quiconque. Cela vous donne un pouvoir absolu sur votre protégée, mais vous serez de ce fait seule responsable de son avenir ainsi que de ces actes.

- J'avais parfaitement compris maître" dit Florence.

Mes parents soulagés de se débarrasser d'un fardeau, jubilaient secrètement d'avoir chargé ma tante de ce poids.

Moi, ne disant rien de peur que cette chance de partir ne disparaisse avec le refus de ma tante.

Et ma tante, pourquoi souriait-elle? Serait-elle idiote de n'avoir pas compris?

Un truc ne marchait pas, c'était trop facile, et je vis ma mère sortir du bureau un peu perplexe devant tant de facilités, une telle absence de discussion. Tout avait été accepté, presque sans lire le contrat.

- Allons, Pamela, suis-moi.

- Mais ma tante, je ne peux pas, je n'ai rien emporté, je vous rejoindrais à Paris dans une semaine ou deux, je dois rassembler toutes mes affaires...

- Ne sois pas sotte Pamela, à partir de cet instant, c'est à moi seule que tu es confiée et tu dois m'obéir. Tu viens avec moi telle que tu es et maintenant.

- Mais mes affaires? mes... Ma tante, attendez...

Je me retournais, cherchais de l'aide... Mes parents déjà partis... seule... Il ne me restait plus qu'à la suivre. J'avais ce que je voulais, mais aussi beaucoup d'appréhensions et mon cœur battait fort...

Le voyage fut long. J'étais tellement fatiguée que cela ne me surprenait pas. Le soir, on arriva enfin à Chantilly, près de Paris, devant une belle grille très ouvragée, fermant un domaine entouré de hauts murs de pierres de France.

Ma tante hésita puis fit signe au chauffeur de suivre le chemin le long du mur. On s'arrêta devant une poterne de fer encastrée dans le mur d'enceinte.

- Descendez et attendez. Quelqu'un va venir vous chercher. Vous n'êtes vraiment pas présentable avec cette robe. J'aurais honte de vous devant mon personnel de maison. La moindre de mes servantes est bien plus élégante que vous.

Elle fit demi-tour et je restais là, seule devant cette poterne fermée. Le soir n'allait pas tarder, la lumière baissait doucement. Il faisait encore clair, mais les ombres devenaient plus denses, je ne pouvais plus distinguer cette poterne dans le noir maintenant, cette ouverture dans le mur ressemblait de plus en plus à l'entrée d'un tunnel. Le froid passait sous ma mini jupe et mon string ne protégeait mon sexe. Une envie d’uriner m’avait prise.

Un bruit de métal rouillé, suivit d'un grincement sourd. Un visage apparu, sortant juste de l'ombre.

- Suis moi dit le visage.

Dans le parc, seul un bout de prairie était encore éclairé. Sous les arbres, il faisait déjà nuit.

On marcha un moment, traversant un pré et ensuite un chemin très sombre dans les bois, je suivais de plus près cette dame qui me guidait avec cette envie folle d’uriner.

Une petite clairière et un bâtiment assez petit, sans étage. Un refuge de chasse un peu kitsch, avec un escalier fait en imitant des troncs d'arbre, des murs de pisé. L'intérieur rustique, grosse table de bois brut, grande cheminée de pierre, et des trophées de chasse accrochés aux murs lambrissés. Cela me semblait chaud et confortable, des fourrures épaisses étaient étendues sur plusieurs fauteuils, et d'épais tapis de laine un peu partout sur le sol.

La dame me laissa seule sans un mot, sans explication .Je courus au WC et j’écartait mon string pour me soulager de mon envie pressante.

C'était petit et j'eus vite fait de trouver la seule chambre du refuge.

Me coucher aussitôt, trop fatiguée pour explorer d'avantage le lieu, ne prenant pas garde au fers fixés aux murs considérant que c’était un reste de l’ancienne ferme pour attacher les bêtes.

II

Journée initiatique à Chantilly

 

J'avais passé cette première nuit dans un ancien refuge de chasse isolé, dans le parc. Ma tante m'avait refusé l'entrée du petit château sous prétexte que je n'étais pas prête ni suffisamment présentable.

C'est bien après neuf heures qu'une servante du château m'apporta le petit déjeuner. J'étais affamée et le petit déjeuner très raffiné était malheureusement bien léger. Flore, la servante me dit que Madame viendrait me chercher dans une heure.

J'avais depuis longtemps fait ma toilette et habillée avec les seuls vêtements que j'avais pus emporter de Mende. Le déjeuner était tellement léger qu'il fut vite expédié et l'attente fut d'autant plus longue, attisée par ma curiosité de découvrir mon nouvel univers...

Trois femmes s'approchaient, en robe de dentelle blanche, très étroites et s'évasant depuis les mollets, fessant une petite traîne, elles étaient vraiment élégantes avec de grands chapeaux blancs tout en dentelles, trois silhouettes longilignes, à la taille mince s'approchaient lentement...

Ma tante me présenta.

- Mesdames, je vous présente Pamela , qui je l'espère ne me décevra pas. Pamela je te présente mes deux associées, Miss Delphine notre corsetière, et Miss Caroline notre styliste. Je te montrerai ta chambre dans le château, cet après midi, mais avant, tu dois passer par une initiation. Rassure-toi, rien de très difficile, mais tu devras faire un choix définitif qui sera d'une grande importance pour ton avenir.

- Suis-nous!

Je les suivais dans le parc durant presque un quart d'heure, elles avançaient très lentement à tout petits pas, et elles s'arrêtaient parfois quelques instants.

Dans un petit bois, une clairière isolée et calme, au centre un cercle de colonnes, et au milieu de ce cercle, une grande dalle de pierre sur là quel était monté un bûcher prêt à être enflammé.

Florence, ma tante, pris la parole d'une manière un peu trop solennelle.

- Pamela, si tu désires vivre avec nous, tu devras te plier aux règles de notre petite société, qui promet la recherche de l'élégance, la culture de la silhouette et du maintient. Tu devras toujours être parfaitement habillée suivant les canons de beauté de notre société, être parfaitement propre, parfumée, coiffée, et maquillée. Respecter les règles de maintient et de bienséance, être à chaque instant gracieuse, féminine à l'extrême, toujours parfaitement élégante. Tout cela devra être scrupuleusement respecté, quel qu'en soit les difficultés ou la gène, ou même les souffrances.

Nous te dresserons à devenir la plus élégante et la plus attirante des femmes dans les soirées et les bals de Paris.

- Pamela : acceptes-tu notre aide?

- Oui ma tante. Dis-je timidement.

Mais pourquoi accepter si facilement ce que j'avais toujours refusé à ma mère! Peut être parce que ma mère avait toujours critiquée l'élégance "tapageuse" et trop à la dernière mode, de ma tante.

- Bien. "dit Florence". Pour marquer ton adhésion et l'abandon de ta vie ancienne, tu vas te déshabiller complètement et mettre tes vieux vêtements sur le bûcher!

- Ho ma tante, je ne peux pas me mettre nue en pleine nature et devant vous trois.

- Ne craint rien, ma chérie, tu vas être dressée nue pendant plusieurs mois. Ton sexe sera vu par toutes les filles. Elles ont connu cela accompagné de souffrances liées aux tortures sexuelles que tu vas subir . Cette clairière est parfaitement isolée.

- Mais je ne veux pas rester nue.

- Quand tes vêtements seront brûlés, on te mettra tes chaînes d’esclave, les seuls vêtements autorisés seront tes hauts talons

- Mais devant vous, ...

- Ne soit pas timide, nous allons vivre ensemble dans une grande intimité, tu verras quand tu t’offriras cuisses écartées devant nous toutes. Toutes les trois, nous serons beaucoup plus que des amies pour toi, nous sommes comme trois marraines très intimes et rien de ce que tu veux garder secret ne sortira de notre petit cercle. Considère-nous comme trois sœurs et confidentes. Ce petit rituel nous liera comme les doigts de la main, nous te devrons aide et assistance, tu pourras nous confier tes secrets et tes problèmes les plus intimes, en toute sécurité, et nous te promettons de faire tout ce qui est possible pour te venir en aide. C'est un pacte sacré que l'on te propose.

- J'accepte. J'avais dit cela en les regardant droit dans les yeux, et elles m'avaient souris avec une infinie gentillesse.

Florence intervint encore.

- Avant, sache que la formation que tu suivras sera très dure et parfois vraiment pénible. Tu subiras de nombreuses épreuves, des supplices horribles pour femmes et parfois insupportables, mais toujours avec le but final de faire de toi une femme suprêmement élégante et raffinée.

- Oui ma tante. Oui mes marraines. Oui j'accepte que vous me preniez en mains et d'être transformée en une femme la plus élégante et sophistiquée qui soit.

Je m'approchais du bûcher. Lentement un à un mes  vêtements étaient jetés sur le sommet du bûcher. J'hésitais à lancer mon tee shirt qui me couvrait les seins et hésitait encore plus longtemps avec mon string qui révélerait mon sexe , après je serais entièrement nue... pour combien de temps et avec quelles souffrances….. je finis par le retirer rapidement comme on se jette à l'eau.

 Caroline me tendit une torche allumée. Je regardais pour la dernière fois mes vêtements... ensuite, je... je me retournais et regardais mes trois marraines. Elles me regardaient , et manifestement ne voulait pas me forcer la main. Le feu allait me faire basculer dans un monde nouveau. Mon geste fut hésitant puis... ma décision prise quoi qu'il m'en coûte-je mis le feu au bûcher. La paille sous les fagots fit brutalement une grande flamme et le feu devint très vite intense on du se reculer tant la chaleur était forte.

Ma mini jupe, mes sous-vêtements, mes chaussures toutes mes affaires disparues dans les flammes. C'était un choc de voir disparaître aussi vite et violemment ma vie passée. Mes trois marraines s'étaient rapprochées et me consolait par de douces paroles et une chaude présence. Maintenant, je sentais vraiment contre mon corps, mon cœur, leurs présences réconfortantes, maintenant j'avais quitté mon enfance pleine de fureur et de révolte, j'étais avec elles, je les avais rencontrées, on se comprenait sans devoir parler, seulement en se regardant, en se touchant.

Elles me ramenèrent les mains dans le dos et me fixèrent des chaînes aux poignets reliées aux chaînes des chevilles. Un collier métallique acheva ma tenue d’esclave. Mes marraines prirent la chaîne du collier et m’entraînèrent à travers le parc. J ‘étais morte de honte à marcher nue dans un bruit de chaînes

On partit tous les quatre ,moi derrière elles en nous dirigeant vers le château. La douceur de ce matin de septembre, le calme du petit bois, et le lent cheminement qui nous rapprochait sereinement du château. Quelle sérénité... Une chaleur me remplit le sexe à cette idée de m’abandonner ainsi

- Ma toute douce. Me dit Caroline. Nous venons de passer un moment merveilleux, mais les autres moments seront moins agréables, je dois te prévenir que certaines contraintes te seront imposées. Les mêmes contraintes que nous subissons et qui sont le prix à payer, un prix qui peut être léger et parfois insupportable, à condition de s'avoir apprécier certaines choses qui pourraient à priori sembler pénibles.

- J'espère." me dit Delphine." que tu aimeras la sensation d'être bien serrée et maintenue dans un corset. Certaines ne peuvent le supporter, elles doivent être attachées et seules quelques-unes y trouvent un réel plaisir et même une excitation délicieuse de se serrer de plus en plus. Tu peux compter sur moi pour t'aider à aimer le port du corset. Je t'assure que cela est vraiment merveilleux, à condition de suivre certaines règles.

- Ne craint rien. Me dit ma tante. A certains moments  un peu pénibles tu serras attachée pour passer un mauvais cap, cette torture te transformera en une délicieuse jeune femme.

Coté jardin du château, il y avait un double escalier d'apparat menant à une grande terrasse. A ma surprise, mes marraines me conduisirent sur le coté de la terrasse. Une petite porte en contre bas donnait sur un couloir étroit. Des portes à gauche et à droite, ont pris un escalier en face, ma tante devant, Delphine et Caroline me suivaient. Un palier avec d'autres portes et encore un escalier, mais à cet instant, Florence s'arrêta, Delphine et Caroline semblaient à bout de souffle. Quand Florence se tourna vers moi, je vis sa poitrine se soulever à un rythme rapide, elle aussi était à bout de souffle. Leurs respirations me semblaient bizarres, leurs bustes ne se gonflaient pas et restaient rigides, seul le haut de leurs poitrines se soulevaient.

Quelques minutes plus tard, on repartit, mais encore plus lentement pour s'arrêter de nouveau à un mètre avant d'arriver à l'étage. La pose fut longue. Enfin on repris la montée, quelques mètres dans un couloir, et on entra dans une pièce. Mes trois marraines me semblaient vraiment à bout de souffle, chacune se reposant en s'appuyant, l'une contre un meuble, l'autre contre la porte et ma tante, dos contre le mur, me faisant face. Elle me dit:

- Tu comprendras bientôt pourquoi on est si vite essoufflée, Delphine t'expliqueras, rassure-toi, rien de grave, une chose normale dans notre situation, qu'il faut savoir accepter.

Nous sommes dans la salle d'habillage et de dressage que tu utiliseras, il y en a plusieurs dans le château, une salle pour plusieurs chambres, mais celle ci ne sert que pour deux chambres et la deuxième est inoccupée en ce moment.

- Nous allons te préparer pour ta première nuit et t'habituer aux règles de notre société. "me dit Delphine.

Dans cette pièce sans fenêtre, un mur était recouvert de miroirs, les deux murs de chaque coté du grand miroir étaient cachés par de grandes penderies et armoires à tiroirs, une grande table allongée disposée dans un coin et dans l'autre coin une coiffeuse sans miroir avec un fauteuil de coiffeur placé devant, quelques sièges, plusieurs psychés et des mannequins sur des pieds tournés, prés d'une armoire, un porte-cintre monté sur roulette. Bien que très encombrée, la salle étant assez grande, il restait un grand espace entre la longue table et la double porte du couloir.

- Ta chambre est là me dit Caroline en me montrant une double porte. Et cette double porte au milieu donne sur le grand couloir.

Il y avait trois doubles portes, et une porte simple par où on était arrivées.

- Approche! Me dit Caroline. Nous allons te préparer. Ici, certaines règles minimum concernant l'habillement doivent être respectées, même quand tu seras seule dans ta chambre

-Ces premiers mois"continua Florence" tu seras en hauts talons et tu ne seras autorisée à porter qu’ un string et un soutien gorge exceptionnellement. Le corset te sera appliqué continuellement et serré régulièrement. La croix de Saint André sera ton lit pour de longs mois. Tu seras attachée toutes les nuits jusqu’à ce qu’on juge ta silhouette satisfaisante. Si tu hurles une poire d’angoisse te refoulera tes cris dans ta gorge. On est passée toute par là. C’est horrible d’être cuisses écartées mais on s’habitue , pas aux souffrances des chaînes et du corset dans les phases de serrage qui durent parfois 8 jours avec des douleurs de ventre lorsque tes organes doivent se mettre en place.

 

 Entièrement nue devant mes trois marraines, mes amies de cœur, elles ouvrèrent le rideau du fond de la chambre et j’aperçu horrifiée une croix de saint andré et une croix.

Ce seront tes futurs compagnons de souffrance, la crucifixion pour les punitions et la croix de saint andré pour les serrage de corset. Tu vas goutter dés ce soir à la croix de saint andré. Tes marraines t’ont préparer tes bracelets de cuir épais équipés de cadenas. Aucune fille n’a jamais réussit à s’en échapper, dit ma tante

Aussitôt dit aussitôt fait je fus poussée et installée sur la croix de saint André, sanglée aux chevilles, cuisses, taille et poignets.

J’étais honteuse d’être offerte nue à la vue, mon sexe était devenu humide à cette idée. J’essayais de tirer sur mes bracelets sans effet, le cuir était solide. Je comprenais pourquoi aucune fille n’avait pu s’échapper. Je me faisais à l’idée de m’abandonner à mes bourreaux.

-Tu n’auras pas le bâillon cette nuit, pour la première fois il faut que tu t’habitues à ta nouvelle condition. Tes marraines passeront dans la nuit te voir mais je te préviens malgré tes supplications tu ne seras pas détachée, c’est moi qui est la clé des cadenas. Bonne nuit Pamela

Elles sortirent en laissant une lampe allumée. Je me voyais dans la glace ainsi écartelée nue. Que penseraient mes copines que j’ai laissées moi qui étais un garçon manqué ? Les douleurs dans les bras se faisaient sournoises. Je n’avais pas beaucoup de possibilités pour me soulager. J’entendais les longs hurlements d’une femme dans des chambres plus loin. Ils revenaient régulièrement par cycle. Que nous faisait-on sans que je le sache .Mes pensées se brouillaient dans ma tête .J’avais aussi envie de hurler.   Progressivement mon corps s’engourdissait, ma tête vacillait de droite et de gauche puis je perdis connaissance. Je fus réveillée par Carole qui s’inquiétait de mon état d’abandon. Elle me caressa le sexe et commença à me masturber.

-Tu verras,tu vas comme, nous t’habituer à ces tortures.

-Je n’en peux plus, Carole.

-Je ne peux rien faire, te donner un peu d’eau pour te soulager et tu doit attendre jusqu’au matin. Je connais, j’ai été dressée comme toi pendant une année.

-Mais ce n’est pas possible, c’est inhumain crie-je

-Si, personne ne viendra te délivrer, tu devras subir ton dressage sexuel comme nous toutes ici

Je me mis à pleurer doucement, impuissante à me sortir de cette position ignoble. Carole repartit silencieusement et me laissa exposée.

Je m’évanouis à nouveau de douleur. La lumière du matin me réveilla ainsi que les douleurs dans mes bras que je n’avais plus la force de remuer. J’étais offerte à mon destin.

Ce fut Carole qui entra au bout d’un temps interminable avec les clés de mes bracelets. Par la porte je vis dans le couloir porté sur l’épaule d’un garde le corps nu inanimé de la fille qui avait crié toute la nuit. Ses poignets étaient ramenés dans le dos, des bracelets métalliques reliés par une courte chaîne maintenaient les bras dans le dos. Il en était de même aux chevilles. J’ai reconnu de suite Isabelle à ses longs cheveux blonds. Sa tête se balançait doucement au rythme des pas.

-Il l’emmène dans la salle des corsets. Elle avait refusé hier d’obéir. Elle sera suppliciée ainsi sexuellement toutes les nuits pendant un mois. Cela se terminera par la crucifixion. Rassures toi elle sera descendue de la croix dés la survenance de l’agonie très longue des crucifiées qui précède la mort. Ses souffrances seront extrêmes, beaucoup demande à être tuer. C’est très dur pour une aussi jeune fille de 20 ans  mais c’est la règle pour nous toutes. Ses hurlements vont calmer les autres car cela nous rappellera les règles de la soumission totale. Tu la verras à chaque repas dans une alcôve, nue, le cou pris dans un collier métallique relié par une chaîne courte au mur. Elle nous suppliera de lui donner à manger et à boire. Mais celles qui lui apportent de la nourriture subissent une punition horrible. Elles sont pendues mains liées dans le dos, leurs pieds reposant sur un bloc de glace qui fond lentement pendant la durée du repas. J’en ai vu une le mois dernier qui a paniqué sur la fin, ses pieds glissaient sur la glace et elle est morte au dessert pendue devant nous en silence, seuls quelques cris rauques se sont échappés de sa gorge dans les ultimes contorsions pendant que nous finissions notre repas. J’en frissonne encore de ne pas avoir pu l’aider.

Carole me fit enfiler une chemise de dessous, bien galbée sur le corps, avec un grand décolleté bouillonnant de dentelles blanches, et laissant le haut de la poitrine découvert. Cette chemise s'arrêtait sous les aisselles. Elle était retenue par deux bretelles brodées avec de la dentelle. Le bas de la chemise, également richement orné de dentelles. Autant le haut et le bas étaient denses de multiples petits volants de dentelles, autant le milieu de la chemise couvrant le buste était simple, fait d'un coton épais bien que très doux sur ma peau.

Ensuite un pantalon de dame fendu, largement fendu loin devant et loin derrière, le haut couvrant mes hanches sans fioritures, bien tendu sur mes fesses. Mais plus bas, sur mes cuisses, une débauche de volants et de dentelles, tous ces volants me fessaient des hanches très amples et toutes gainées d'une mousse légère de dentelle. Ce pantalon se serrait en haut avec un fin ruban et il se fermait également aux genoux par un très beau et large ruban de soie rose fermé par un joli nœud sur le coté.

- Tu es très belle, me dit Florence. Ces merveilleux dessous te change complètement. Tu comprends pourquoi je ne voulais pas que l'on te voie affublée des horribles vêtements que tu as brûlés ce matin.

- Vraiment adorable. Dit Delphine. Maintenant, l'accessoire indispensable, celui que nous avons toutes désiré et craint en même temps, celui que tu ne devras plus jamais quitter. LE CORSET

- Un corset! Je dois vraiment porter un corset? S'il te plaît ma tante, j'aimerais mieux ne pas porter de corset.

- Allons Sophie, je t'assure que le corset te fera le plus grand bien et regarde nous, regarde comme le corset nous donne des silhouettes merveilleuses. Tous nos corsets sont fabriqués sur mesure dans les ateliers de Delphine. Ils sont très confortables. On est tellement mieux quand ont est bien serrée dans un corset. Je suis sûre que tu adoreras sa douceur mêlée de fermeté. Le soutient qu'il te donnera et cette sensation merveilleuse quand ont le serre, qu'il nous pétrit plus fort et nous rend suavement faible... Seul un corset bien serré permet d'avoir la taille aussi fine et minuscule, lui seul nous donne cette silhouette ahurissante. Tu verras comment les hommes nous regardent et les regards envieux et admiratifs des femmes.

- Mais cela n'est-il pas parfois douloureux? Demandais-je.

Mais non. Dit Delphine. Bien sur au début, il y a quelques moments un peu pénibles, mais ensuite, on ne peut plus s'en passer. Tu verras, après une période d'entraînement, ou tu apprendras à aimer le serrage du corset et à t'habituer à être continuellement bien serrée, tu nous demanderas des corsets encore plus étroits, de te serrer encore plus pour avoir la taille encore plus fine, plus étranglée et plus attirante.

- Ho Delphine, tu me fais peur. Je ne suis pas sûre d'aimer me serrer à ce point. Pourtant... vous êtes toutes les trois tellement belles, vos silhouettes incroyables me font envie, j'aimerais essayer, mais je n'ose pas... Florence, si j'essaye de porter un corset, pourrais-je abandonner si je ne le supporte pas?

- Nous t'avons bien observées, et je suis certaine que tu adoreras te serrer la taille. Mais il voudrait mieux pour nous toutes que tu réussisses à le porter très serré, sans cela, tu ne pourrais pas porter la robe que l'on prépare pour toi et je ne pourrais pas te présenter dans notre société. Cela implique que tu serais obligée de quitter le château. Et le contrat que j'ai passé avec ta mère m'obligerait de t'envoyer dans un couvent jusqu'à ta majorité. Je t'en prie, ma tendre Pamela, même si c'est un peu difficile, porte ce corset, j'ai vraiment les bonnes sœurs en horreur, quel gâchis ce serait.

- Je te promets de faire tout mon possible. Disais-je un peu naïvement.

Pendant que Delphine déballait délicatement mon futur corset, je regardais plus attentivement la silhouette vraiment ahurissante de ma tante. La robe qu'elle portait, mettait sa taille de guêpe en valeur, une taille incroyablement minuscule, une taille qu'elle avait cachée durant la signature chez le notaire et pendant tout le voyage. C'était impressionnant, elle était comme coupée en deux, ces hanches paraissant plus amples par contraste et sa poitrine lourde au-dessus d'une taille aussi fragile, délicate, mince, tellement mince, tellement fine... Un rêve de délicatesse. Je ne pouvais m'empêcher de tâter ma propre taille encore libre de toute entrave. Voyant cela, Florence me prit par les poignets et me fit tâter sa taille minuscule, elle était rigide et dure, mais surtout cela me fit un effet extraordinaire, comme un grand frisson dans le dos, en m'apercevant que je pouvais pratiquement entourer sa taille complètement dans mes mains, mes pouces et mes index se touchant. Cela me paraissait impossible, je ne pouvais m'empêcher de la tenir ainsi dans mes mains, la caressant, sentant la chaleur de son ventre sous le terrible corset.

- oui"me dit-elle"il y a longtemps que je m'entraîne à réduire ma taille, elle est plus fine que mes cuisses. Tu verras, toi aussi tu vivras cette exaltation de voir ta taille se réduire petit à petit. Un mélange d'excitation et de sensations délicieuses, avec aussi quelques souffrances et de nombreuses contraintes.

- Mais, quel tour de taille a-tu? C'est ahurissant une pareille silhouette!

- En ce moment, je ne fais plus que trente huit centimètres, mais habituellement je ne me serre qu'à quarante et un centimètres. Je me suis serrée comme pour une réception, pour te faire honneur. Caroline également s'est serrée au maximum pour toi. Elle fait quarante centimètres de tour de taille. Mais aujourd'hui, Sophie n'a pas voulu se serrer aussi fortement. Elle doit garder des forces pour qu'elle puisse te lacer bien serrée.

- Je ne savais pas qu'il était possible de descendre en dessous de quarante centimètres, aucune de mes sœurs ne fait moins de cinquante huit centimètres. Seul Miriam, une fille des amis de mes parents c'est vantée de ne faire que quarante huit centimètres. Mais je suis certaine qu'elle m'a mentit, même si elle est très mince, plus mince et plus petite que moi.

- Je suis certaine"me dit Florence"que tu auras bientôt une taille plus fine que cette fille.

- Mais toi Delphine, quel est ton tour de taille? Tu me semble presque aussi fine que ma tante?

- Elle te l'a dit. Je n'ai pas voulu me serrer au maximum. Si non, nous avons le même tour de taille, trente huit centimètres, corsetée au maximum.

- Mais"demandais-je"comment pouvez-vous supporter des corsets aussi étroits? Ils doivent être horriblement serrés, je mourrais sûrement étouffée si je me laçais ainsi!

Ma tante m'expliqua:

Il m'a fallut plus de quatre ans d'entraînement intensif pour arriver à ce résulta, et je portais des corsets depuis l'âge de dix ans. Mais seul un entraînement intensif et permanent peut donner de tel résultat. Un entraînement souvent très dur et toujours contraignant, scientifiquement mené, et sans jamais de relâchement. C'est le seul moyen, mais quel bonheur quand on se voit dans le miroir, et puis le laçage extrême du corset te donnera aussi des sensations délicieuses. Tu te sentiras soutenue, pétrie, massée, et également après s'être resserrée encore plus, tu goutteras au merveilleux vertige, comme après une boisson trop forte. Il te faudra alors, chancelante, t'asseoir si tu le peux ou t'étendre, et le soutient de ton corset te sera alors vraiment indispensable.

 

 

 

 

III

Le corset

 

Je rêvais de silhouettes merveilleuses, incroyablement fines, d'une corsetière émerveillée par ma taille de guêpe, d'une soirée ou toutes les femmes seraient jalouses et admiratives devant ma silhouette étranglée, la plus fine... la plus...

Mais pour cela, il me faut suivre ce terrible entraînement. Le supporterais-je? Bien sur, il me faudra faire beaucoup d'efforts pour obtenir cette silhouette. Je suis prête à subir cette épreuve. Mais ce qui m'angoisse vraiment: Est-ce que j'aimerais la sensation d'être serrée dans un corset rigide?

C'est Delphine qui me sorti de ma rêverie.

- J'ai choisi. Dit-elle. Pour ton premier corset, un modèle assez court, pas trop étranglé à la taille, et très confortable.

Delphine me montrait le corset. Il était de soie rose, un peu vive, brillant, avec des broderies soulignant le léger renflement fait par les baleines épaisses. Des baleines qui me semblaient très nombreuses et fort larges. Le busc devant particulièrement large, épais. Il devait être vraiment très rigide. Ce busc était d'ailleurs incurvé, creusant le ventre.

Florence se tenait derrière moi et tendait ma chemise de sorte qu'elle ne fasse pas de plis sur mon ventre, pendant que Delphine avait fixé la deuxième agrafe du busc. Elle me dit de rentrer le ventre, et se servant de cette deuxième agrafe comme d'un pivot, elle rapprocha les deux bords du busc et attachât toutes les autres agrafes du busc.

Le corset était largement délacé, et pourtant, le busc particulièrement rigide me faisait rentrer le ventre de force, et me comprimait déjà l'estomac.

Ce premier corset n'était pas très long, partant de dessous ma poitrine et s'arrêtant sur le haut de mes hanches, mais comme il est rigide et étranglé au niveau de la taille.

Il était équipé de quatre jarretelles. Je n'avais pas encore de bas, mais avec mon pantalon de dentelle, je ne voyais pas comment les utiliser sans écraser ces délicates dentelles. Caroline devina sûrement ma perplexité. Elle me dit.

- Tu verras ma tendre chérie. J'ai créé ces sous-vêtements avec quelques modifications. Il y a dans le pantalon de dentelle, des passants qui te permettront d'attacher tes bas sous le pantalon sans le froisser. Ce n'est peut être pas très traditionnel, mais tellement plus élégant.

- Tourne-toi! Me dit Delphine.

Et je fit face à Florence qui me tenait contre elle et me soutenait, pendant que Delphine entreprit de serrer les lacets. Elle tirait sur les croisillons formés par les lacets, en partant du haut vers la taille et ensuite du bas, toujours en finissant par la taille, et encore... et encore... Elle recommençait me serrant à chaque fois un peu plus. Le corset devenait plus rigide à mesure qu'il me serrait plus fort. Ma respiration avait changée, limitée par le corset, plus courte, déjà un peu haletante...

- Aujourd'hui, je ne vais pas trop te serrer. Me dit Delphine. Je pense qu'il est préférable que tu t'habitues à être corsetée durant quelques jours, avant de vraiment commencer ton entraînement. Souffle bien à fond et retiens ta respiration!

Et lui obéissant, je soufflais à fond, vidant mes poumons et creusant mon ventre.

- Hooo!

Delphine venait d'exercer une formidable traction sur mes lacets.

- Hoo!!

Le corset se réduisit brutalement...

- Ho!!! comme tu me serres...

Je voulus reprendre mon souffle pour terminer ma plainte, mais le corset était maintenant trop serré pour me le permettre.

- Ho! ... Delphine... pas autant...

- Voila! Dit Delphine. Cela suffit pour une première fois.

- Mais, ça me serre vraiment très fort.

Ma tante me soutenait par les bras et m'emmena vers le canapé.

- Assied toi. Me dit-elle. Doucement.

J'essayais de me baisser pour m'asseoir, je me sentais faible, mon corset trop serré et vraiment très rigide me bridait terriblement.

- Ho... Florence, aide-moi, je ne peux plus me baisser, je sens que je vais m'écrouler.

- Caroline! ... Vite! ... Vient m'aider à la faire asseoir.

Et Florence à ma droite, Caroline de l'autre coté, elles me soutenaient pour que je puisse m'asseoir doucement, le buste raide. Ce corset me bridait beaucoup plus que je n'avais pu imaginer. Enfin assise, il me semblait qu'il serrait les hanches encore plus et me remontait les côtes, m'étouffant d'avantage. Elles me lâchèrent. Je ne pus me retenir de basculer en arrière, contre le dossier.

- Ho... Je ne peux plus me redresser. Florence, Caroline, dites à Delphine de me desserrer un peu, je ne pourrais pas me lever seule de ce fauteuil. Je me sens comme paralysée, et je peux à peine respirer.

Florence me répondit:

- Ici, les jeunes filles qui portent des corsets serrés au point que certains mouvements leurs sont devenus impossibles, que toutes activités physiques sont interdites par leurs corsets, ont droit à des aides. Des jeunes filles de compagnies sont à leur service, et exécutent toutes les actions que les belles corsetées ne peuvent plus faire-elles mêmes. Elles sont en permanences à leurs cotés, pour les aider à se déplacer ou, les soutenir en cas de malaise. Quand tu porteras un corset beaucoup plus contraignant et particulièrement serré, une robe encombrante, difficile à porter, lourde, chaude et étouffante, avec la taille comprimée au maximum, et une coiffure longue et des chaussures à très hauts talons. Alors, bien sûr, tu auras plusieurs de ces jeunes filles à ton service. Sans elles, il te serait impossible de te déplacer.

Delphine et Florence s'étaient assises à coté de moi, m'entourant tendrement, Delphine me faisait un peu d'air avec un éventail de nacre et soie brodée. Caroline assise en face de moi me demanda:

- Pamela, ma tendre chérie, comment te sens-tu avec ton corset, tu aimes cette sensation d'être bien tenue, cette merveilleuse compression... dit moi ma chérie?

- Je ne sais pas... je me sens... le souffle court et le ventre dur, très comprimé... mon estomac est remonté et j'ai l'impression que mes fesses ont été gonflées, ainsi que ma poitrine. C'est comme si une grande main puissante m'avait pétrie, modelée comme de la glaise me réduisant ici et me fessant gonfler là... et là également. Ce n'est pas désagréable. J'aime cette sensation d'être soutenue et modelée, transformée. Je ne suis plus maître de mon corps. C'est bizarre la sensation de ce corset m'imposant une nouvelle silhouette, une posture, un maintien que je ne peux plus contrôler moi-même. C'est reposant de savoir que le corset est seul responsable de ma nouvelle apparence, de mon maintien et de mon tour de taille. Mais c'est un maître très dur et raide. Bon sang, ce qu'il me serre et m'étouffe.

- Tu te sens mieux? Me demanda Delphine.

 - Je suis... pas trop mal, à condition de ne pas bouger.

- Ne lutte pas contre ton corset. Me dit Delphine. Laisse le te modeler et t'imposer une attitude. Laisse le te tenir bien droite. Si tu te reposes sur lui au lieu de lutter contre ton corset, tu le supporteras plus facilement et tu apprendras petit à petit à apprécier la compression de ta taille, la fermeté de son soutient. Je dois t'avouer que je ne pourrais plus me passer de mon corset, tellement je me sens délicieusement bien quand il me pétrit fermement et me tient bien droite. Quelle joie de voir la silhouette qu'il me donne, les regards admiratifs et jaloux des autres femmes et les coups d'oeil intéressés des hommes.

- Vous me donnez vraiment envie de poursuivre cette expérience du corset très serré. Je le désire, mais je le redoute encore plus. Je me sens tellement bridée et comprimée, et pourtant tellement loin de vos merveilleuses silhouettes. Vos tailles minuscules et fragiles m'impressionnent beaucoup. Elles sont tellement étranglées.

- Nous adorons toutes la silhouette extraordinaire que le corset serré à l'extrême nous donne. Dit Florence. Mais aussi, quelle volupté de s'abandonner à sa puissance, non seulement, il nous impose un maintient de reine, une taille minuscule, mais de plus, le corset nous procure une excitation délicieuse et étrange, en nous pétrissant, nous modelant et nous massant continuellement. Le corset fortement lacé me rend belle et désirable presque contre ma volonté. Il est devenu mon maître. C'est lui qui m'oblige à présenter une poitrine voluptueusement gonflée, c'est le corset qui me force à me cambrer et montrer mes fesses, et lui bien sur qui m'a réduit la taille à une dimension minuscule, une taille tellement fine et fragile que toutes veulent l'étreindre dans leurs mains. Et... c'est le corset... qui... m'excite tellement quand on serre les lacets, qu'il comprime mon ventre... et plus bas aussi... Sait-tu. Me dit Florence tout prés de moi. Sait-tu... qu'il m'est arrivée... de jouir pendant qu'on me laçait. Alors... je demandais de l'aide pour être lacée encore plus serrée, être plus comprimée, limiter encore plus ma respiration. Cette jouissance montait d'autant plus que j'étouffais dans mon corset, qu'il me pétrissait plus fortement, me broyait la taille et comprimait mon sexe. Le busc recourbé entre les jambes pressait terriblement mon clitoris et m'envoyait des ondes de plaisir d'autant plus intenses que mon corset me serrait davantage. Ma confidente me serra, jusqu'à ce que je tombe faible, presque asphyxiée, des vertiges me soûlaient et me faisaient chanceler. Elle dût me soutenir et m'étendre sur le tapis de fourrure posé sur le sol. Me tenir debout était devenu impossible, je n'aurais pu m'asseoir seul, et sans son aide je serais tombée comme une masse. Ce n'est qu'une heure plus tard que je pus reprendre mes esprits, et un peu de souffle. Bien sûr, elle ne m'avait pas desserré mon corset d'un millimètre, et aussi durement corsetée, il m'était impossible de me lever sans son aide.

- Tu me trouble. Lui dit-je. Je t'envie d'être aussi intime avec ta confidente. Je ne sais pas si j'oserais demander que l'on me serre plus fort pour... Ca me semble impossible. Tu me fais marcher. C'est presque... votre corset, c'est comme si vous étiez... amants.

Florence ne répondit pas. Elle se levât avec difficulté, le buste rigide. Comme elle était mince, comme j'aimerais avoir son tour de taille.

- Nous allons te laisser seul avec Delphine, Dans quelques jours, je te présenterais une jeune fille. Si tu le veux bien, elle pourra devenir ta confidente et t'aidera pour tous les petits détails quotidiens.

Et Florence, suivie de Caroline, sortirent de la salle d'habillage. Delphine se levât, elle aussi avec les mêmes difficultés que ma tante. J'aimais la voir se déplacer. Le bruissement soyeux de ces jupons, sa silhouette délicate avec sa taille minuscule. Elle s'avança lentement avec une grâce merveilleuse et souple malgré la raideur de son buste, qui peut être par contraste avec sa longue robe fluide, ces longs cheveux léger, la rendait encore plus attirante, d'une beauté étrange et envoûtante. Elle s'approcha d'un cordon de sonnette et le tira.

- J'ai appelé pour que l'ont nous servent le déjeuner dans ta chambre. Il est déjà tard et tu dois avoir faim.

- Merci Delphine. Peux-tu m'aider, je ne me sens pas capable de me lever seule de ce fauteuil.

Mon corset me poussait en arrière, contre le dossier du fauteuil et je ne pouvais plus me pencher en avant pour me lever. Bien que mon corset n'était pas très long, il me bloquait tous mouvements de la taille.

Delphine vient à mon secours et me prenant les mains, elle me tira de ce fauteuil. Pendant ce mouvement, les baleines de devant et le busc, m'avaient enfoncés l'estomac et m'avaient obligée par leurs pressions, à me redresser aussitôt. Debout, je ne pouvais que me tenir bien droite, pas question de me pencher en avant ou sur le coté. Le fort baleinage de mon corset et son serrage me l'interdisait.

- Evite. Me dit Delphine. De t'asseoir dans des fauteuils bas et profonds, si tu ne veux pas que le corset t'empêche de te lever. Il vaut mieux s'asseoir sur des chaises hautes et seulement sur le bord. Ainsi tu pourras te lever sans forcer sur les baleines de ton corset, uniquement en fléchissant les jambes et en te levant bien droite, sans te pencher.

Pour le déjeuner, j'avais enfilé par-dessus mon corset une robe de chambre très longue, toute brodée et assez transparente, fermée par un cordon de soie à la taille. Je me sentais déshabillée, malgré ma chemise, mon pantalon de dentelle et le corset qui me serrait. J'avais très faim et le déjeuner me semblait peu copieux. Pourtant après quelques bouchées, je ne pouvais plus rien avaler, bien que j'aie encore faim. J'avais l'impression d'être gonflée, comme après de gros excès de table. Mon estomac comprimé était déjà rempli avec si peu. Sophie qui n'avait presque rien mangé, m'expliqua:

- Tu expérimente un des multiples effets des corsets très serrés. Ils t'obligent à suivre un régime en limitant les quantités de nourriture que tu peux avaler, et permettent ainsi sans effort de ne pas grossir. Mais je te conseille de te forcer à manger le maximum, et le plus souvent possible. Tu te sentiras en permanence le ventre plein et artificiellement rassasié sans que tu puisses prendre trop de poids. Le fait d'avoir quelque chose dans l'estomac et d'être très fortement lacée, permet également à tes organes internes de se déplacer, sans être écrasés. Ainsi avec un long entraînement, ta taille pourra diminuer, tes fesses et ton buste seront gonflés au maximum.

Mais Sophie, l'estomac vide, je pouvais à peine bouger et ma respiration était déjà très limitée. Si je mange autant, ce sera pire. Je ne pourrais pas le supporter.

- Mais si, rassure-toi. Bien sûr au début, ce sera particulièrement éprouvant. Nous sommes toutes passées par ces épreuves. Je suis certaine que tu réussiras, et je te promets de tout faire pour que tu réussisses. Je serais près de toi en permanence. Les deux premières semaines seront particulièrement pénibles et même très dures. Attends toi à endurer des souffrances pendant que ton corps se modifie, mais ensuite tu te sentiras de mieux en mieux et alors tu pourras vraiment apprécier la compression du corset et sa rigidité qui te donnera la véritable silhouette d'une "Merveilleuse Lady Corsetée".

- Tout cela me fait un peu peur, et je me demande si j'ai bien fait d'accepter l'entraînement du corset. J'aurais peut-être pu devenir une grande dame sans devoir me torturer autant.

- Tu es très jolie Pamela, bien sûr tu aurais pu devenir une grande dame dans Paris. Mais sans l'aide de tes parents, tu n'aurais pas eu accès à certain cercle plus ou moins élégant, et avec les idées de ta mère, tu ne serais qu'une jeune provinciale un peu terne. Ta tante te permettra d'être une jeune lady à la beauté exceptionnelle, avec une allure époustouflante, te permettant de côtoyer la société la plus huppée, la plus élégante et la plus cultivée. Voila le choix, un plat fade et sans saveur ou, un délice exceptionnel, même s'il est un peu pimenté.

-Pamela, je t'admire et si j'ai encore quelque crainte, je veux devenir cette "Merveilleuse Lady Corsetée", je veux me réduire la taille autant que la tienne, même si cela doit parfois être pénible, même si mon corset m'interdit de bouger, si je dois manger comme un oiseau. J'aimerais ressentir ce vertige que ma décrite Florence, quand elle se serre au-delà du raisonnable.

- Je te le ferais ressentir, ma douce Pamela. Je te le promets. Dans un mois, quand tu seras plus habituée à porter un corset. Je te ferais connaître ce vertige et cette jouissance par le laçage extrême de ton corset.

Le soir, quand le parc fut désert, Delphine me couvris d'une longue cape sous laquelle j’étais nue avec pour tout vêtement mon corset et mes bas. Elle m'entraîna dans une agréable promenade. Ce parc m'attirait beaucoup et la nuit, il était calme et mystérieuse. Mais je n’ai pu me promener très longtemps. Je n'étais pas du tout habituée de porter un corset aussi serré, et je fus très vite essoufflée, d’autant que mes bottines à hauts talons mes cambraient douloureusement mes jambes.  Mon ventre me faisait mal, j’avais l’impression qu’une barre douloureuse me tenaillait mes entrailles serrées à l’extrême.

- Ce sont tes muscles qui se tétanisent à force d'être immobilisés et probablement ta digestion qui doit être difficile. Moi aussi, avec mon premier corset, j'ai eu quelques difficultés qui se sont estompées petit à petit. Rentrons, la journée a dû être fatigante pour toi.

J'étais épuisée par cette journée, et le lit me tendait les bras. Enfin j'allais pouvoir souffler un peu, me reposer et me libérer de ce corset.

- Delphine, veux-tu m'aider à délacer mon corset.

- Mais Pamela, tu n'as pas compris! Ici on doit être corsetées en permanence. La nuit également bien sûr. Tu dors maintenant nue avec ton corset, surtout n’essaye pas de l’enlever car les punitions sont très sévères ici.

- Bonne nuit Pamela...

 

 

 

IV

Lendemain pénible

 

 

Quelle sensation bizarre de passer la nuit en corset. Je n'avais jamais imaginé qu'une femme pouvait dormir sans enlever son corset, surtout que le mien était très serré. Il m'avait fallu beaucoup de volonté pour ne pas me délacer, mais je voulais absolument prouver à mes trois marraines que j'étais capable d'endurer cette contrainte permanente. Evidement, le corset m'avait empêchée de dormir. Chaque mouvement me rappelait sa présence obsédante. Les bords du corset me pinçaient, mon ventre me fessait mal à force d'être comprimé aussi longtemps. Je sentais comme une barre douloureuse me transpercer et me nouer les entrailles.

Delphine entra dans la chambre. Elle était maquillée comme la veille. Fond de teint blanc, un blanc lumineux comme une porcelaine, la bouche rouge vif et les yeux incroyablement maquillés en bleu, et très agrandis. Une tête de poupée, avec des effets de lumière comme dans une porcelaine translucide.

Je n'osais pas lui demander pourquoi elle se maquillait ainsi.

Delphine vint s'asseoir sur le bord de mon lit. Je pouvais admirer de près, son maquillage étrangement sophistiqué.

Tan pis, je suis trop intriguée par son visage troublant. Il fallait que je lui demande...

- Excuse-moi si je suis indiscrète... Ton maquillage, il est ... très beau, mais un peu étrange. Je n'avais jamais vu une femme maquillée de la sorte... Je n'oserais pas me montrer en publique maquillée comme toi...

Delphine me regardait amusée de mon embarra.

- Je suis désolée... Je ne connais rien de vos habitudes dans cette maison. Explique-moi s'il te plaît.

- Je te comprends. Me dit Delphine. Moi non plus, je n'oserais pas sortir maquillée de la sorte.

- Mais, Delphine, alors...

- Un moment. Me dit-elle en souriant. Il faut que je t'explique depuis le début. Ta tante a mis en place tout un système d'épreuve et de punition. Aucune de ces punitions ne fait appel à la violence, mais plutôt à la contrainte et parfois à l'humiliation ou au contraire, à l'excès dans les habits, la coiffure ou le maquillage. C'est la contrainte d'un maquillage particulièrement voyant et sophistiqué que m'impose ta tante depuis une semaine. Je dois subir cette punition pendant encore trois jours. Mon maquillage est codifié et elle le contrôle plusieurs fois par jour. Il doit être toute la journée impeccable, ce qui m'oblige de me remaquiller très souvent et de me contrôler en permanence. Bien sur, durant cette période, je reste confinée dans le domaine. Je n'oserais jamais me promener en ville, maquillée de la sorte. Tu n'imagines pas la honte la première fois que je me suis présentée maquillée ainsi devant mes élèves. J'avais une telle appréhension, que j'ai donné le cours avec une demi-heure de retard. Mes élèves en ont été tellement surpris, qu'aucun ne m'a posé de question. Ils restaient bouche bée, en me dévisageant...

Delphine s'interrompit, et après m'avoir regardée attentivement, elle me dit.

- Tu me trouves sans doute beaucoup trop maquillée, mais toi tu as une tête épouvantable. Assez parlé de moi, comment te sens-tu? Est-tu restée corsetée depuis hier?

- Je n'ai pas pus dormir de la nuit à cause de mon corset, il me fait mal partout, je suis moulue, mon ventre, il est dur comme du bois et très douloureux. Regarde, sous les bords du corset, j'ai la peau toute fripée et rouge. C'est comme si on me piquait avec des centaines d'aiguilles.

- Bien! Dit Delphine. Voyons les séquelles de cette première nuit en corset.

Delphine s'approcha et regardait minutieusement la peau près du bord du corset.

- Tourne-toi.

Je me retournais lentement, précautionneusement. Chaque mouvement me faisait mal.

- Bravo!! Je te félicite d'avoir gardé ton corset aussi serré. Me dit-elle. Tu n'as même pas desserré les lacets. Rassure-toi, les premiers jours sont toujours pénibles. Une douche et ensuite je vais te masser. Cela te soulagera, mais je te préviens, ton corset te fera encore mal. Les douleurs s'estomperont avec le temps. Petit à petit cela deviendra moins pénible. Dans un mois, tu serras parfaitement à l'aise dans un corset beaucoup plus serré que celui-ci.

- Vivement que cela arrive. Lui répondais-je. Je suis moulue et je ne suis pas sûr de réussir à garder ce corset encore longtemps.

- Je peux t'aider à passer ce mauvais moment. Des massages avec des crèmes adoucissantes, quelques exercices physiques, une nourriture saine et légère, beaucoup de repos avec les jambes un peu surélevées pour aider la circulation sanguine. Mais également, si tu acceptes, je peux faire en sorte que tu ne puisses plus desserrer tes lacets et encore moins enlever ton corset.

Perplexe, je lui demandais.

- Comment peux-tu faire ça? Bien sûr sans aide, je n'aurais jamais assez de volonté pour rester aussi serrée. Jamais je n'arriverais seule à garder mon corset toute la journée et de plus toute la nuit.

- Ho! Il y a deux solutions: dit Delphine. T'attacher les poignets par-devant, pour que tu ne puisses plus atteindre les lacets de ton corset dans le dos. Ou alors, te faire porter une ceinture métallique, fermée par un cadenas ou une serrure... Je sais. Me dit-elle avant que je puisse l'interrompre. Cela semble un peu barbare, mais c'est très efficace. Nous sommes toutes passées par ces deux méthodes. C'est même les seules méthodes qui te permettront de garder ton corset les premiers mois. Sans être attachée, et la taille cadenassée, fatalement, il y aura un moment ou tu craqueras et tu desserreras ton corset, et même pire tu voudras le quitter. Bien sur, avec cette méthode, on a l'impression que le corset te prend et te soutient de force dans son étreinte, mais quand la période la plus douloureuse est passée, tu adoreras sa puissante fermeté, la pression et cette rigidité qui t'imposera une silhouette et un maintien de princesse. Cette méthode est souvent très éprouvante et pénible, mais regarde-moi... n'est ce pas merveilleux d'avoir une taille aussi minuscule, une telle allure. Toutes les filles qui n'ont pu supporter ces épreuves vont terriblement te jalouser, tu les éclipseras toutes. Sait-tu qu'il m'est arrivé d'être amoureuse de ma silhouette. Une silhouette époustouflante quand mon corset avait été serré le plus sévèrement, qu'il m'avait modelée, transformé le corps, lui avait donné des courbes merveilleuses, une taille délicate, mince au point de défaillir. Mes seins remontés très hauts et tellement gonflés qu'ils me donnaient l'impression d'avoir doublé de volume. Ils s'avançaient devant moi comme un promontoire. Je pouvais presque les toucher du menton en baissant la tête, et leurs volumes m'empêchaient de voir mes pieds. Dans le miroir, je pouvais admirer mes fesses largement épanouies sous ma taille minuscule, des fesses rebondies, projetées en arrière. Elles semblaient mendier des caresses. La cambrure imposée par le corset, les présentaient encore plus, les faisaient plus accueillantes, plus provocantes. Comme j'avais envie de les caresser, de plonger mon visage dans leur profonde vallée, douces, voluptueuse...

Ces paroles me faisaient rêver, sans penser une seconde, que je devais me trouver dans un monde bizarre, décalé... Y a t'il en dehors de ce domaine, des femmes aussi obsédées par leur taille, aussi folle de corsets serrés à la dernière extrémité. Moi aussi je devenais une folle de corset. Je glissais dans leurs fantasmes de taille de guêpe. Malgré la gène, et même la douleur due à un corset trop serré, je voulais intensément devenir une "Merveilleuse Lady Corsetée".

  

V

La ceinture

 

 

- Bonjour Pamela.

Delphine venait d'ouvrir les rideaux de la chambre. Sa silhouette se découpait dans la lumière de la fenêtre, elle m'impressionnait toujours autan, la raideur de son buste et l'étroitesse de sa taille me faisait envie.

- Attend. Je vais t'aider à te lever. Me dit-elle en approchant son visage maquillé à l'extrême, aussi blanc que la veille, les yeux très agrandis, de longs faux cils, la bouche rouge vif et les cheveux relevés en un haut chignon.

Cette deuxième nuit corsetée avait été presque aussi pénible que la première.

- Houu!!! Je ne tiendrais plus longtemps aussi serrée. Je crois qu'il faut me délacer un peu. S'il te plaît, laisse moi passer la nuit sans corset, seulement quelques jours, le temps de m'habituer. Je suis tellement fatiguée, c'est la deuxième nuit blanche, je n'arrive pas à dormir avec le corset.

- Allons, Pamela, un peu de courage. Dans une semaine au plus, ton corps sera habitué. C'est juste un mauvais moment à passer.Suis-moi à la salle de bain. Je vais te délacer pour la toilette.

Ma taille me picotait désagréablement. J'avais imaginé une délivrance en quittant ce corset. La fraîcheur de l'air sur mon ventre était délicieuse, mais ces picotements et ces douleurs, au niveau des bords du corset, venait gâcher ma liberté retrouvée.

Heureusement, le bain me fit le plus grand bien, la chaleur de l'eau... Je me laissais flotter dans la grande baignoire, la tête bien calée, je crois m'être endormie.

Je fus réveillée par un bruit de chariot, quelque chose qui roulait sans souplesse, un bruit venant bizarrement du plafond?

Delphine était près de moi.

- Mais qu'est ce que c'est?

- Nous allons inaugurer une nouvelle installation. Me dit-elle. Tu nous aideras à la mettre au point. Tu seras en quelque sorte notre cobaye

- Au point? Au point de quoi, mais qu'est ce que tu veux faire? .

- Regarde. Me dit Delphine, en pointant le doigt vers le plafond.

- Qu'est ce que c'est que ce machin?

Un rail fixé au plafond sur le quel se déplaçait un mécanisme compliqué, avec des engrenages des câbles, des poulies... Deux câbles descendaient de toute cette mécanique, ils étaient réunis par une barre horizontale, un peu comme un trapèze de cirque. A chaque extrémité de cette barre, était fixé deux larges bracelets de cuir, tout comme ceux qu'utilisaient les trapézistes, pour se suspendre par les poignets.

Delphine actionna une manivelle, au bout d'une longue tige sortant du mécanisme. Le trapèze descendait lentement au-dessus de la baignoire.

- C'est, me dit Delphine, destiné à t'aider à te sortir de la baignoire sans te servir de tes muscles abdominaux.

- Quoi! C'est ridicule, je suis parfaitement capable de sortir de mon bain toute seule, sans l'aide de cette machine. Regarde, il ne me faut que quelque...

- Ne bouge pas! Je sais très bien que tu peux sortir seule de ton bain. Aujourd'hui, cela t'est évidement facile, mais dans quelque mois, corsetée vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et tous les jours sans répit, cela deviendra vite pénible et ensuite quasiment impossible.Tes muscles abdominaux vont devenir de plus en plus faibles à mesure que tu t'habitueras à être corsetée en permanence. Cela fait partie de notre entraînement.Bien sur, la plus grande part de la réduction de la taille se fait par le déplacement des organes internes sous la pression du corset, et de la perte de graisse par un régime alimentaire stricte.Mais les muscles participent également à la réduction de la taille, bien qu'à une moindre mesure. A force d'être bloqués et comprimés, ils finissent par diminuer de volume, à s'atrophier, et ainsi tu pourras te réduire la taille de quelques centimètres supplémentaires. Le corset sera un peu plus facile à serrer.Mais tu ne pourras plus t'en passer car ta musculature du dos sera atrophiée et sans corset tu tomberais.

- Mais Delphine, tu te rends compte de ce que tu me dis! Je ne veux pas être handicapée, tu va m'estropier avec cette méthode. Si mes muscles abdominaux vont s'atrophier, je ne pourrais plus me tenir debout sans aide, c'est impossible. On ne peut pas vivre ainsi.

- Ce n'est pas si dramatique que cela,Pamela"me dit-elle" Je ne peux plus me tenir debout sans l'aide de mon corset, ni même rester assise sans lui, et je ne m'en plains pas. C'est un choix. La condition pour réussir à vraiment modeler son corps, à le transformer radicalement. Je ne voulais pas d'une silhouette vaguement mince, mais d'une silhouette "taille de guêpe", une taille véritablement minuscule, exceptionnelle. Inaccessible à toutes les femmes qui n'ont pas pu suivre mon entraînement du laçage extrême. Et puis, quand l'entraînement est bien contrôlé, en prenant le temps nécessaire pour que le corps s'habitue, c'est sans danger. Ne craint rien, ta Tante, Caroline et moi, nous avons une grande expérience dans l'entraînement par le corset. Et nous avons toutes les trois modelées notre silhouette de cette manière. Tu peux voir que l'on se porte très bien, à condition d'être toujours fermement corsetée.

La silhouette de Delphine me troublait intensément. C'était fou. J'avais peur des conséquences de cet entraînement délirant, et en même temps, je le désirais de plus en plus. Un désir fiévreux, intense, un désir à couper le souffle.

La vie est un choix permanent. Tan pis si je perdais quelque chose. J'avais terriblement envie d'avoir ma silhouette étranglée comme la sienne.

J'eus vraiment l'impression de me jeter dans le vide. et en fermant les yeux, je m'entendis dire avec une sorte de vertige:

- Delphine, si c'est vraiment nécessaire... Je veux bien... que dois-je faire?

Delphine me dit doucement:

- Glisse tes poignets dans les bracelets, et agrippe-toi.

Delphine actionnait la manivelle, et le trapèze monta lentement, m'entraînant avec lui, de plus en plus haut.

- Ne te retiens pas. Me dit-elle.

Je sortais du bain lentement, tirée par les poignets vers le plafond. Delphine ne s'arrêta de tourner cette manivelle que lorsque mes pieds ne touchaient plus le sol.

Le treuil étant monté sur un rail, Delphine me poussa en dehors de la baignoire, jusqu'au centre de la pièce.

- Je vais te sécher.

Après m'avoir essuyé tout le corps, elle me frictionnait le buste avec une lotion parfumée, et ensuite, me poudra la taille avec du talc.

 

Par pamela - Publié dans : soumission
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