Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 21:58

La marche des hauts talons

  

On frappe à la porte de ma chambre. Avant que je puisse me lever, Delphine entra, et me voyant couchée toute habillée, avec mes bottines à hauts talons, elle me dit très vite:

- Pamela! Lève-toi! Si jamais Caroline ou ta tante Florence te voyait couchée sur le lit toute habillée,tu serais punie dans les cachots du sous sol de la maison.Il est équipé des appareils de l'Inquisition.J'en ai fait la connaissance et je peux te dire que le corset est une torture agréable et tes hurlements de souffrance résoneront sous les voutes.

Delphine dû m'aider à me lever, mon corset récemment réduit, m'avait rendu le buste plus raide.

Deux jours maintenant que Delphine avait terminé la première période de resserrage intensif. Elle m'avait fait perdre cinq centimétres de tour de taille en une semaine. C'était très éprouvant, surtout le dernier centimètre, je n'étais pas encore habituée à ma nouvelle taille.

Une fois debout, perchée sur mes talons de dix centimétres, je dus m'appuyer au montant du lit pour rattraper mon équilibre avant de pouvoir faire un pas.

- Dit moi Pamela, tu as vraiment fait tous tes exercices de marche?

- Oui... un peu...

- Un peu! Ou pas du tout? Tu es incapable de te tenir debout! Cela fait des jours que tu n'es pas sortie de ta chambre, et je parie que tu es restée couchée toute la journée! Pamela! Il est temps de te ressaisir, et de faire tes exercices de marche! Dans moins d'une semaine, tu devras changer de corset, porter un corset victorien,plus long, qui te limitera encore plus les mouvements du buste et ce jour là, tu te rendras compte qu'il est un peu tard pour apprendre à marcher correctement. Profite donc que tu ne portes qu'un corset court pour apprendre à marcher avec des hauts talons. Aujourd'hui tu peux encore fléchir légèrement le buste, ce qui est plus facile pour garder ton équilibre. Mais comment fera-tu avec un corset long qui te rendra beaucoup plus rigide? Comment rattraperas-tu ton équilibre sans pouvoir te courber?

Delphine me fit peur, elle ne m'avait jamais parlée ainsi.

- Met ta cape! Me dit-elle. Je vais t'accompagner pour notre promenade dans le parc.

Cela faisait trois jours que je n'étais plus sortie.

- Allons! Suis-moi.

- Je t'en prie Delphine, attend moi, tu marches trop vite...

- Trop vite! Tu as oublié le premier jour de ton arrivée au château, et tes remarques sur notre lenteur pour nous déplacer. Il me semble que le corset et les talons commencent à se faire sentir...

- Ho Delphine, je n'avais jamais porté des talons et un corset et je marche très difficilement avec ces talons trop hauts pour moi.

- Nous marcherons lentement et je te soutiendrai, mais il faut que nous fassions cette promenade.

Je la suivais à petit pas précautionneux dans le couloir. C'était la première fois que j'allais sortir sans être nue sous la cape. Bien que je n'aie pas encore eu le droit de porter une robe, je me sentais lourdement vêtue avec mes sept jupons, mon pantalon de dentelle, mes chemises, mon petit corset très serré et mon cache corset, des bas et ces maudites bottines avec leurs talons de dix cm.

Chaque pas devait se faire avec toute mon attention pour ne pas trébucher, posant le pied bien à plat sur le sol, c'est à dire, la pointe du pied très tendue pour que mes orteils touchent le sol en même temps que mes talons. Ceci m'obligeait à cambrer le pied au maximum. Le pied bien posé, sans me tordre la cheville, je basculais doucement le poids du corps sur le pied, ce qui me faisait dandiner d'une manière excessive.

En voyant cela Delphine me conseilla de marcher à tout petit pas et d'essayer de poser le pied juste devant l'autre et non sur le coté, comme si je marchai en équilibre sur une ligne étroite.

Mes premiers essais ne furent pas très concluants, et mon équilibre encore plus instable.

Delphine poursuivit.

- Je te conseille vraiment de marcher en posant le pied juste devant l'autre, cette marche est un peu précieuse et l'équilibre plus difficile, mais c'est la seule méthode avec un long corset rigide et une jupe étroite. Profite de ta relative liberté de mouvement pour t'entraîner, tu ne portes qu'un petit corset et les chaînes de tes chevilles ne sont pas encore trop courtes.

Tout allait bien, quoique très lentement, jusqu'au moment d'atteindre l'escalier descendant au rez-de-chaussée. L'escalier me parut particulièrement raide, ouvrant sur un gouffre sombre, d'autant plus impressionnant que les talons me grandissaient, me faisaient voir les choses avec un certain vertige.

Et pour corser la situation, mes larges jupons me cachaient les premières marches de l'escalier, m'obligeant à avancer sans voir le vide devant mes pieds.

Je devais à chaque pas, tâter le sol de la pointe de mes orteils, en espérant trouver cette première marche que je ne voyais pas. Enfin, je pus sentir le bord de la première marche, mais mes jupons s'avançaient très en avant au-dessus du vide, et je du serrer très fort la rambarde pour ne pas perdre l'équilibre et ne pas me laisser aspirer par mon vertige.

Delphine voyant mes hésitations, m'encouragea et me dit:

- Pour descendre une marche, tu dois te tenir le plus prêt possible du bord, et ensuite quand tu es bien en équilibre, avance doucement un pied et sent la bordure de la marche avec ton talon, tu te baisse lentement en faisant glisser ton talon sur la bordure de la marche jusqu'au moment ou ton pied touchera la marche inférieure. Après avoir pris ton équilibre sur le pied le plus bas, tu pose l'autre pied sur la même marche. N'essaye pas de descendre normalement, mais marche par marche. C'est un moyen plus sur quand on ne voit plus ces pieds et que l'on porte des hauts talons.

J'avançais doucement le pied droit et en me baissant un peu, j'essayais de trouver la marche avec mon talon, un fois le talon en contact avec le bord de la marche, je me laissai doucement descendre, en faisant glisser le talon. Quelle horrible sensation, en équilibre sur un pied, au bord de cet escalier vertigineux et le deuxième pied qui était toujours dans le vide, je descendais encore... un choc sur le talon, je venais de poser le pied sur la marche.

- Bien! Dit Delphine, ne bouge plus avant d'avoir retrouver une bonne stabilité sur le pied en bas.

Après quelques hésitations, je ramenais facilement l'autre pied sur la même marche.

En me concentrant sur toutes ces manœuvres j'avais réussi à descendre d'une marche, mais le vide devant moi me semblait avoir encore augmenté. Mes jupons reposaient sur le palier derrière moi et devant, le vide... Une mince victoire, une marche et j'étais essoufflée avec mon corset qui ne me permettait pas de reprendre ma respiration. De plus j'avais les jambes qui commençaient à trembler, ma stabilité sur mes hauts talons, devenait de plus en plus précaire...

- Delphine, je t'en prie aide-moi, j'ai le vertige, je ne pourrais jamais descendre cet escalier

 Mes jupons étalés largement devant moi, dans le vide, me donnaient de plus en plus l'impression d'être perchée en équilibre instable au bord d'un gouffre.

Je tournais la tête vers Delphine, sans bouger le reste du corps, et le regard implorant je la suppliais:

- Delphine, je t'en prie...

- Je crois que l'on va différer cette promenade. Ne te retourne pas, je vais t'aider à reculer, inutile de prendre des risques.

Delphine du me soutenir et me guider pour remonter sur le palier, je pus me retourner et rejoindre ma chambre à petit pas

- Tu es vraiment ridicule Pamela. Que de problèmes pour des talons de seulement dix cm! Je suis certaine que durant ces trois jours de repos, tu n'as pratiquement pas marché. J'ai beaucoup de travail avec l'atelier de corset et je ne pourrais pas être toujours derrière toi, t'aiguillonner pour que Mademoiselle veuille bien faire ces exercices! Tu te rappelle que Caroline doit venir demain avec de nouvelles chaussures qui ont onze centimètres de talons. Peux-tu me dire comment tu marcheras demain? Quelle explication donnera-tu à Caroline?

- Excuse-moi Delphine, mais tu m'as vraiment serrée trop fort, mon corset me coupe le souffle et me fatigue beaucoup, je n'ai plus de force...

- Tu m'accuses de t'avoir trop serrée? Tu préfères avoir une silhouette d'hippopotame?

- Non... Je suis contente que tu t'occupes de moi, je ne pensais pas que se serais si difficile et j'espérais que Caroline augmenterait la hauteur de mes talons un peu plus tard...

- Ce n'est pas en espérant que tu apprendras à marcher correctement!

- Mais... comment faire...

- Ho! Pamela, ne pleure pas, je suis ton amie. Ne craint rien, je vais m'arranger avec Caroline pour retarder sa visite avec tes nouvelles chaussures. Je trouverais bien un prétexte, mais nous devons commencer ton entraînement de suite et rattraper le temps perdu. Ta tante Florence va commencer à s'impatienter, et nous ne devons pas la décevoir. Tu dois s'avoir qu'elle me pousse à accélérer ton entraînement. Elle est très impatiente de pouvoir te présenter au concours d'entrée dans son école.

- Merci Delphine de faire patienter ma tante et Caroline.

- Ne rêve pas trop Pamela. Caroline n'attendra pas plus d'un jour ou deux, et tu devras inaugurer ton nouveau corset en même temps que tes talons de onze cm.

- Quelle importance, si je peux avoir ces deux jours de répits.

- Ho Pamela! Tu ne comprends pas. Pourtant l'expérience désastreuse de l'escalier aurait dû t'ouvrir les yeux! Des talons plus hauts, c'est moins d'équilibre, et le nouveau corset est plus long et très fortement baleiné. Ce nouveau corset te limitera beaucoup plus les mouvements du buste et de la taille, et bien sur, tu ne pourras plus faire ces mouvements pour rattraper ton équilibre.

- Ho... mais...

Je venais seulement de m'imaginer, perchée en équilibre instable au sommet de mes talons de onze cm, le corps trop rigide pour retrouver un peu de stabilité. Je m'imaginais comme une colonne vacillant sur son socle et rien ne pourrait empêcher sa chute.

- Bien dit Delphine. Me voyant perdue dans mes rêveries... Après cette promenade bloquée par un escalier un peu raide pour toi, je vais appeler Ninon, qu'elle te déshabille, change ton corset et te couche. Demain: Journée d'entraînement à la marche. Bonne nuit Sophie.

Le lendemain, après mes ablutions, parfumée, corsetée, enjuponnée... Delphine entra, et on pris ensemble un petit déjeuné léger et rapide.

Aussitôt le petit déjeuner terminé, aussitôt debout sur mes talons, les pieds cambré.

Delphine me retroussa mes jupons jusqu'aux genoux pour mieux me voir marcher.

Deux heures debout, à essayer d'avoir une démarche élégante et pas trop chaotique avec ces maudis talons.

- Le pied plus tendu! La pointe de ton pied doit se poser sur le sol en même temps que le talon! Cambre plus la plante du pied! Plus de souplesse! Ta cheville tremble, tu manque d'assurance! Non Pamela, n'essaye pas de faire de grand pas. Je vais être obligée de raccourcir la chaîne de tes chevilles! Tu vois, avec des pas plus petit, c'est plus facile. Pamela! Plus lentement je te prie! Des petits pas gracieux et pas aussi rapides! Prend ton temps.

- Mais, Delphine, je vais mettre un temps fou pour traverser une pièce. Si je dois traverser toute la salle de bal à cette allure, on va se poser des questions sur moi. Tu sais que j'ai horreur que l'on me regarde comme une bête curieuse, surtout quand il y a beaucoup de monde.

- Ma chère et tendre Pamela, je crains que tu ne puisses pas passer inaperçue dans une soirée. Les jupes étroites et les très hauts talons font parties des accessoires, qui interdisent la discrétion. En ralentissant tellement le moindre de nos déplacements, tout le monde a largement le temps de nous voir et de nous observer dans les plus petits détails. Allons Pamela, encore un quart d'heur d'exercices, et nous pourront prendre notre deuxième petit déjeuner.

Heureusement que nos corsets nous obligeaient, par la forte compression de nos estomacs, à manger un peu toutes les deux heures. Sans ces petits répits pour mes pauvres pieds, ces exercices de marche auraient vraiment été insupportables.

Et de nouveau debout, marchant de long en large dans la pièce, fessant le tour de la table, en ligne droite, en tournant, en fessant des demi-tours, en arrière, en avant... la tête me tournait, j'obéissais aux ordres de Delphine comme un petit soldat à la parade.

- Pose le pied plus délicatement! Assure mieux ton équilibre! Essaye de rester bien droite! Ne fléchi pas les jambes! Des pas plus petits! Ne te penche pas en avant! Non Pamela tu dois rester bien droite! N'essaye pas de garder ton équilibre en fléchissant la taille. Souvient toi! Dans deux jours au plus, tu ne pourras plus te courber du tous, ni en avant ni sur le coté. Le nouveau corset que je te prépare sera vraiment plus restrictif. J'ai particulièrement soigné le baleinage, elles seront plus nombreuses et plus épaisses. Je peux t'affirmer que ce nouveau corset ne te permettra plus aucune flexion de la taille.

Deux heures d'exercices, une brève pose et de nouveau deux heures à marcher, à marcher encore et encore. Delphine voulait maintenant que je marche d'une manière un peu bizarre. Je devais poser le pied juste devant l'autre, comme si je devais marcher en équilibre sur un fil de funambule. De plus je devais placer le pied d'une façon spéciale, non plus bien aligné, mais pour le pied droit, le talon à gauche et la pointe des orteils dans le prolongement du pied gauche. Oui c'est un peu compliqué. Cela m'obligeait à marcher en croisant les jambes à chaque pas, et rendait mon équilibre encore plus délicat. Ensuite Delphine m'interdisait de plier mes genoux, je devais marcher sans fléchir les jambes en faisant un petit arc de cercle. Ma jambe droite devait faire cet arc en s'écartant à droite et ensuite passant devant la jambe gauche terminer en croisant la jambe droite devant celle de gauche pour enfin poser le pied droit à... ma gauche. Cette marche plutôt compliquée et sophistiquée n'était pas évidente avec des talons hauts. Essayez donc même sans talon... L'obligation de croiser les jambes à chaque pas devait laisser des traces sur le sol des plus étranges, puisque les traces de gauche étaient laissées par le pied droit!!!

La journée fut longue et éprouvante. Mes pieds douloureux, les muscles de mes mollets tétanisés. J'étais bien trop tendue durant ces exercices, manque de souplesse par manque d'entraînement.

Au moment de me coucher, Delphine me dit.

- Rassure-toi, j'ai pu gagner une journée supplémentaire. Caroline ne viendra que dans deux jours avec tes nouvelles chaussures. Le changement se fera dans l'après midi. Il te reste deux jours et demis pour t'entraîner. Fais de beaux rêves ma chérie. A demain.

Le lendemain, levée tôt par Ninon, qui s'empressa de me pousser sous le trapèze de laçage et m'y attacha les poignets. Je fus suspendue et délacée. Ninon ne prit pas la peine de me faire descendre dans le bain. Elle me lava rapidement avec un gant de toilette, et m'habillât de mes nombreux sous-vêtements, chemise, corset strictement lacé, mes sept jupons... Delphine entra dans la salle de bain et d'habillage. Elle contrôla le laçage de mon corset ainsi que mes chaînes aux chevilles et aux poignets. C'est seulement après ces minutieux contrôles et après m'avoir cadenassé ma ceinture métallique par-dessus le corset, que Delphine autorisa Ninon de me libérer du trapèze.

Nous venions à peine de terminer notre petit déjeuner que ma tante Florence entra visiblement en colère.

- Delphine! Je viens d'apprendre que Pamela marche à peine avec des talons ridiculement petits!

- Florence me détaillait d'un regard dur.

- Lève-toi Pamela!

Je me sentais déshabillée par son inspection.

- Delphine! Comment se fait-il que Pamela porte toujours un corset court?

- Excuse-moi. Dit Delphine. Mais... l'atelier de corseterie est débordé. Son nouveau corset vient juste d'être terminé et...

- QUOI! Et pourquoi ne le porte t-elle pas en ce moment?

- Heu... pour apprendre à marcher avec des talons hauts, Pamela a besoin de garder un peu de souplesse au niveau de la taille. C'est pour son équilibre... un corset trop long et rigide l'empêcherait de...

- TARATATA! Il y a longtemps que Pamela devrait savoir marcher correctement avec des hauts talons. A ce rythme, Pamela sera une vielle dame quand elle se présentera à l'examen d'entrée de notre école.

- Mais Florence, Caroline était absente durant ces trois dernières semaines et...

- NON Delphine, ce n'est pas une raison! Tu es responsable de l'éducation et l'entraînement de Sophie! Tu devais demander à Caroline ces instructions durant son absence!

Le ton de Florence montait de plus en plus. Je ne l'avais jamais vue en colère à ce point.

- Je suis très mécontente! Ces manquements seront punis immédiatement! Vous deux! Suivez-moi dans la salle d'entraînement! Ninon! Allez chercher Caroline, qu'elle nous y rejoigne!

 

 

L'épreuve

 

 

 

Florence nous emmena dans la salle de travaux pratique. Toute la moitié de cette grande salle était occupée par un entrelacs de rambardes. En regardant mieux, ces rambardes étaient alignées de sorte à former un long couloir sinueux. Le sol était recouvert de plusieurs zones très différentes et étranges dans une salle.

En attendant l'arrivée de Caroline, Delphine m'expliqua le but de cette installation.

- Toutes ces rambardes matérialisent de chaque coté, un chemin que les élèves doivent suivre. Mais les barres horizontales de ces rambardes ne sont pas fixées, elles sont juste posées sur le sommet des poteaux, et tu ne pourras pas t'y appuyer. En fait, si tu touches une de ces barres, elle tombera par terre. L'épreuve consiste à faire ce parcourt entre les deux rangées de rambarde sans les faire tomber.

Bien sûr, ce parcourt comporte quelques difficultés. Des difficultés d'autan plus grandes que tes jupons seront plus encombrant et tes talons plus hauts.

- Et je devrais faire tout ce parcourt?

- Evidemment! C'est le parcourt que font toutes celles qui apprennent à marcher avec des talons très hauts.

- Ca me semble plus facile que de descendre les escaliers.

- Ma très chère Pamela, je croix que tu n'as pas très bien observé le sol. Le chemin traverse différentes zones, des zones faciles, comme du parquet ou du carrelage, mais il y a d'autres zones plus difficiles, comme des zones de gravier, des parcours sur du gazon ou du sable, mais surtout des zones de sol très inégales, de gros pavés bien ronds et glissants, des dalles très mal posées, toutes de guingois ou tu ne pourras pas poser le pied à plat, d'autre zone ou le sol est recouvert de grandes dalles mobiles qui bouges quand on marche dessus et aussi une horreur pour les dames en hauts talons, une zone recouverte de gros galets. Je me rappelle avoir essayé de faire quelques pas sur la plage de galet d'Etreta. Je n'avais pas fait deux pas, qu'il fallut m'aider à faire demi-tour. Les talons s'enfoncent entre les galets et tu ne peux tenir que sur la pointe des pieds, posés sur le sommet d'un galet instable, ne demandant qu'a tourner pour te faire tomber.

- Ho Delphine, je m'imaginais marcher avec des hauts talons uniquement dans le château. Ce que tu me décris est un véritable parcourt du combattant.

- C'est un peu cela Pamela. Tu peux remarquer qu'il y a en plus, dans le parcourt des obstacles à franchir. Des obstacles ridicules pour la plupart des gents, mais qui peuvent être infranchissables avec des talons très hauts et une jupe entravée. Regarde, après la zone de gravier, il y a une bordure de 9cm de haut. La chaîne de tes chevilles ne fait que 10cm. Tu passeras tous juste. Et plus loin, un petit escalier, cinq marches seulement, mais des marches tellement étroites que tu devras poser le pied de travers. La montée est facile sur la pointe des pieds, mais la descente...

Caroline entra, visiblement inquiète, d'autant plus que l'accueil d'Florence fut inhabituellement froid.

Florence renvoya Ninon chercher de l'aide chez les couturières de l'atelier dirigé par Caroline.

- Bien! Dit Florence. En attendant l'arrivée des couturières. Je vais vous exposer ma décision vous concernant toutes les trois.

Vu qu'il est inadmissible que Pamela ne soit pas plus avancée dans son éducation.

Vu votre laxisme dans la conduite de cette éducation. Toi Delphine en tant que responsable de Pamela, de ces corsets et de ces entraînements. Toi Caroline pour ton imprévoyance concernant les robes, les sous-vêtements, et les chaussures de Pamela.

J'ai décidé de vous punir collectivement en fonction du résulta de l'épreuve que Pamela va subir.

Ninon revenait accompagnée de quatre couturières.

- HA! Enfin vous voilà! Dit Florence. Ninon! Allez me chercher le nouveau corset de Pamela! Et dépêchez-vous un peu!

Je ne pus m'empêcher de dire...

- Mais Florence, le nouveau corset n'est prévu que dans deux jours, je ne suis pas prête à...

- Silence Pamela. A ce rythme, tu ne seras jamais prête à quoi que se soit! Tu as déjà trop de retard dans tes entraînements. Nous allons vite nous rendre compte de tes capacités à devenir une élégante lady.

Bien! en attendant le retour de Ninon avec le corset de Pamela, voici ma décision:

Pamela va devoir faire tout le parcourt après avoir revêtu son nouveau corset. Ecoute-moi bien Pamela. Tu seras responsable de l'ampleur de la punition que sous subirez toutes les trois.

En faisant le parcourt, à chaque barre qui tombera vous devrez revêtir un jupon supplémentaire par dessus vos vêtements. A chaque chute de Pamela, c'est trois jupons que l'on ajoutera. Et tous les sept jupons, on ajoutera une chemise de dessous, un corset, un cache corset et une robe de velours.

Mesdames les couturières, tous ces vêtements se ferment par des lacets. Vous ne devrez pas faire des nœuds coulissants, mais des triples nœuds ! Quand l'épreuve sera terminée, et nos trois chères et tendres amies bien couvertes, elles seront toutes les trois enfermées dans une chambre, avec interdiction pour qui que se soi de les aider à se déshabiller.

Demain, Pamela subira la même épreuve, dans la tenue qu'elle aura à ce moment et la même punition sera appliquée sur mes trois chères amies. Quel que soit la quantité de vêtement qu'elles porteront encore.

Conclusion mes très chères! Si Pamela maîtrise parfaitement la marche avec des hauts talons, cette punition devrait être très légère, si non... tant pis pour vous!

Il se fit un grand silence. Je regardais le parcourt avec plus d'attention et aussi plus d'inquiétude

- Alors! Vous semblez figées comme des statues de sel! Maryse et Ninon, vous avez à votre disposition un trapèze de laçage et un beau corset tout neuf! Allons du nerf! Attachez Pamela au trapèze et changez son corset. Même tour de taille! Je contrôlerais et gare à vous si sa taille fait un millimètre de trop!

Je fut entraînée aussi vite que je pouvais marcher et aussitôt sous le trapèze, elles me lièrent les poignets à la barre. Je fus soulevée très rapidement. Ninon me détacha la ceinture métallique et elle coupa les lacets avec une paire de forts ciseaux. Mon petit corset me libéra le ventre d'un seul coup, comme s'il avait claqué en deux. Ca me fit mal d'une façon... pas comme un coup de poing dans le ventre, mais un choc brutal, inattendu, un grand souffle d'air me gonflait les poumons de force, sans que je puisse le contrôler.

De suite, Ninon et Maryse, une jeune fille assez forte que je voyais pour la première fois, m'entourèrent le buste avec le nouveau corset, et entreprirent de l'agrafer le plus vite possible. Je les sentais fébriles, mais malgré tout cet énervement, terriblement efficaces. Je fut enfermée dans mon nouveau corset en un rien de temps. Je sentais ces nombreuses baleines me pétrir les hanches la taille et la poitrine, mes seins poussés en haut. Je sentais ma poitrine poussée bien trop haut et trop en avant. Je suis sure que ce corset va me faire une silhouette beaucoup trop provocante. J'ai toujours eu un peu honte d'avoir des seins trop forts. J'avais, jusqu'à ce jour, réussi à les masquer plus ou moins en portant des vêtements qui m'écrasaient la poitrine.

Ninon et Maryse, ne me laissait pas le temps de rêver, ma taille se comprimait déjà, elles s'activaient sur mes lacets et le corset me serrait rapidement sur toute la longueur. L'effet était très différent par rapport à mon petit corset, celui-ci me comprimait la cage thoracique et me limitait ainsi beaucoup plus ma respiration. Je sentais maintenant comme un poids sur ma poitrine. Mes hanches étaient également fortement serrées et la rigidité de mon long corset, me bloquait tous mouvements du bassin.

Aussitôt serrée, les deux caméristes me firent descendre sur mes pieds et je pus me rendre compte combien ce corset était rigide, me bloquant tout le buste dans une position imposée par la forme des baleines et du corset.

Me déplacer, enfermée dans ce nouveau corset était une découverte. Le buste rigide, le bassin bloqué, à chaque pas sur mes hauts talons, c'est tout le buste qui oscillait d'un bloc, au lieu du balancement naturel du bassin.

Quelle étrange sensation de marcher avec un équilibre complètement transformé par la rigidité du long corset. Ma respiration également modifiée, j'étouffais presque, chaque inspiration était durement limitée par le serrage du corset sur ma poitrine. Je me rappelais des conseils de Delphine, "Respirer par le haut!" Oui bien sur, impossible de faire autrement, mais ma respiration était vraiment très limitée et chaque inspiration me soulevait les seins de manière honteusement provocante.

Ninon me conduisit à l'entrée du labyrinthe. Il y avait un bac de gravier long de quelques mètres et de chaque coté, des barres juste posées sur de petit poteau matérialisant le parcours.

Allons! Dit Florence, en avant et rappel-toi! Une chute égale trois jupons supplémentaires, un jupon à chaque barre qui tombera.

J'avançais entre les deux barrières sur le gravier. Mes talons s'enfonçaient dans le gravier, vite un pas en avant, un autre pour rattraper mon équilibre, mais après trois ou quatre pas de plus en plus rapides, je tombais de tout mon long en reversant dans ma chute un poteau.

Je pus me relever avec beaucoup de difficultés, gênée par mes jupons et la raideur de mon corset.

Florence me regardait avec un sourire pas très sympathique. dans ma chute, j'avais fait tomber deux barres...

Deux plus trois égale cinq jupons! Bravos Pamela! Beau score pour trois mètres de parcours.

Je m'avançais maintenant avec plus de prudence Une bordure à franchir, Delphine m'avait prévenue, cette bordure ne faisait que neuf centimètres de haut, mais la chaîne de mes chevilles ne faisait qu'un centimètre de plus. Je m'approchais le plus près possible et je pus facilement la gravir, la descente fut plus délicate, mais si je réussis à garder mon équilibre, une barre de plus tomba bruyamment.

Six dit Florence. La zone suivante était faite de dalles posées de manière très irrégulières et toutes de biais.

Je devais orienter mon pied de sorte à ne pas me tordre les chevilles, mais ces dalles penchaient vraiment dans tous les sens. Cependant j'avançais peut être lentement mais sans accident. Encore un dernier pas et... trop pressée de sortir, je perdis mon équilibre et réussi sans savoir comment à ne pas tomber et... le bruit des barres tombant par terre... je me retournais lentement pour constater les dégâts.

Deux de plus dit Florence. Le cap des sept est dépassé.

Delphine et Caroline portaient déjà six jupons de plus par dessus leurs robes. Ces jupons s'élargissaient autour d'elle comme une petite crinoline. Les caméristes ajoutèrent le septième jupon et ensuite, elles leur firent revêtir une chemise de dessous, un corset lacé très serré, un cache corset, et une robe de velours bleu rois et par dessus, le huitième jupon.

Devant moi, le petit escalier de cinq marches, des marches très étroites. Je pus le monter sur la pointe des pieds, le talon dans le vide. Arrivée au sommet sur une plate forme, la véritable épreuve m'attendait. Impossible de descendre normalement cet escalier. En principe, l'exercice prévoyait que je le descendrai de face les pieds tournés sur le coté, mais je trichais un peu en me positionnant de profile, je pus ainsi descendre cet escalier marche par marche en progressant comme les crabes.

Enfin une épreuve passée avec succès. Malheureusement, en me tournant vers Delphine et Caroline, je touchais à peine une barre qui tomba. Neuf jupons... et le parcourt n'était pas terminé.

La planche à bascule. Une planche large de 20 à 30cm, longue de deux mètres était posée sur un gros cylindre. La planche penchait vers moi et formait ainsi une rampe inclinée que je devais monter. La montée fut facile, la pente de la planche soulageai la tension de mes chevilles, mes talons étant un peu plus bas que la pointe de mes pieds. Je m'arrêtais un peu avant le somment, juste avant que la planche ne bascule dans l'autre sens pour la descente.

Je fit un pas, la planche bascula plus vite que je l'avais imaginé, et mes talons furent subitement plus hauts et me poussaient en avant. Je ne pus me retenir. C'est comme si on m'avait poussée en avant, je tombais en roulant et dans un grand bruit de barres qui tombaient. Le bilant était catastrophique, six barres étaient tombées plus trois points pour ma chute... J'étais honteuse, n'osant plus regarder Delphine et Caroline engoncée dans leur multiple couches de jupons, de robes et de corsets, et qui allaient devoir supporter une punition encore plus pénible par la faute de mon incompétence.

Cinq jupons de plus, leur robe était maintenant aussi large qu'une crinoline des années soixante. Une chemise de dessous, un corset de plus et toujours serré au maximum, un cache corset et une nouvelle robe de velours noir, et puis les quatre jupons de plus pour arriver à dix huit jupons.

Il ne me restait qu'une épreuve, un parcours sur des gros pavés ronds et glissant. Je m'appliquais à bien poser le pied stable, et si possible dans un creux entre les pavés pour ne pas glisser. Ma progression était lente mais sans trop de problème. Ce parcours était relativement long et mes chevilles commençaient à trembler tellement j'étais tendue. La fin du labyrinthe approchait, mais je tremblais de plus en plus sur mes hauts talons instables. Soudain une terrible crampe dans mon mollet gauche. Je pus encore faire un pas, mais il me restait un mètre à faire. Ma crampe ne me permettra jamais de terminer normalement. Je décidais de tenter le tous pour le tous, et poussant avec la jambe valide, j'essayais de traverser le dernier mètre en sautant. Ce qui marcha très bien, je n'accrochais aucune barres, mais je ne pus me recevoir correctement sur ma mauvaise jambe et je tombais à nouveau.

Enfin sortie de cette épreuve...

Bravo Me dit Florence, Grâce à ta dernière chute tu vas permettre à tes deux amies de revêtir trois autres jupons et de finaliser leur habillage par un autre corset et une autre robe, une robe de velours très épais, bien chaude et lourde, avec pour cette dernière robe une jolie traîne de quatre mètres de long. Une traîne particulièrement encombrante. Mais ne soit pas impatiente, Ninon et Maryse vont bientôt pouvoir s'occuper de toi et tu pourras ressentir le poids, la chaleur et l'engoncement de cette accumulation de vêtements.

Delphine et Caroline étaient pétrifiées, comme des poupées recouvertes d'une robe beaucoup trop volumineuse. Elles ne bougeaient plus, le visage rouge, haletantes, semblant attendre qu'on les range dans une vitrine, comme des objets luxueux.

Les deux caméristes rangeaient les vingt et un jupons les trois robes de velours, les trois corsets, trois caches corset, trois chemises de dentelles. Une montagne de vêtements étalés sur une grande table. Un étalage de grand magasin. Il m'était difficile d'imaginer porter toutes ces choses en même temps, et pourtant Delphine et Caroline étaient la preuve vivante que cela devait être possible. Possible mais à quel prix...

Je portais déjà sept jupons et mon nouveau corset plus long et contraignant que le précédent.

Maryse et Ninon me conduisirent au début de la longue table. Elles commencèrent par m'attacher les premiers jupons en faisant des triples nœuds. Après chaque nouveau jupon, elles me faisaient avancer d'un pas vers le jupon suivant sur la table. Les sept premiers jupons fixés solidement à ma taille, Maryse et Ninon, me firent revêtir une chemise dont les manches étaient un peu étroites par dessus ma première chemise, ensuite un petit corset qui ne pouvait descendre sous la taille mais qui montait assez haut plus un cache corset et enfin la robe de velours noir, très lourde. Et pour terminer, le corsage de velours noir également. Les manches très étroites par dessus mes deux chemises à manche longue. L'effet d'engoncement dans des vêtements trop lourds et étroits se faisait déjà sentir.

Un pas en avant, un tiers de la table était maintenant vide, restait deux tiers de table recouvert d'étoffes, de robes... qu'il me faudra bien porter que ça me plaise ou non.

Un petit pas le long de cette table interminable et un jupons de plus, un corset ou une robe lourde, très lourde, étouffante, me bridant de plus en plus. J'avançais lentement, comme une statue, presque sans bouger. Le poids, la chaleur, la respiration difficile et mes pieds qui me fessaient souffrir à force de rester debout, de supporter tout ce poids.

La dernière robe, avec une longue traîne. Mes bras devenus énormes par l'épaisseur des couches de tissus, étaient comme des poteaux, incapables de fléchir ou de bouger.

J'étais une poupée portant une robe immense, les bras largement écartés et droits. Impossible de s'asseoir. Je ne pouvais me déplacer qu'avec une extrême lenteur.

Sur l'ordre d 'Florence, Maryse et Ninon, nous conduisirent à une chambre préparée pour nous trois. Ninon devait nous ouvrir en grand les deux battants des portes pour que nous puissions passer malgré la largeur de nos robes. Maryse fermant la marche et fermant les portes que nous n'aurions pas pus manipuler tellement nos bras étaient bridés par nos multiples couches de robes épaisses.

La progression vers cette chambre fut longue et pénible et nous étions toutes les trois en nage en arrivant dans cette chambre ou on nous enferma.

Je me laissais tomber, épuisée par la chaleur, l'étouffement et le poids de toutes ces couches de tissus.

Le volume des jupons et des robes de velours était tellement important, que je ne pouvais pas m'étendre sur le sol. Je restais assise dans un tas immense de tissu accumulé autour de moi et qui m'obligeait à resté droite, malgré le désire de me coucher à même le sol.

Delphine s'était laissée tombé sur le lit. Ces jambes seraient restées suspendues dans le vide sans ces multiples jupons qui les maintenaient à l'horizontal tellement l'épaisseur de ces robes et jupons était grande. Vu sa posture à demis sur le lit et à demi noyée dans les jupons, je ne voie vraiment pas comment elle pourrait se lever sans aide.

Caroline avait essayé de s'asseoir dans une chaise, qui s'était renversée, repoussée par ces jupons, bien avant qu'elle puisse s'en approcher. Elle semblait maintenant être à genoux, immobilisée par tous ces vêtements.

Ont ne bougeaient plus, et on resta toutes les trois immobilisées toutes l'après midi.

Le soir, Ninon nous rendit visite en cachette et nous aida toutes les trois à nous lever.

Delphine avait-je ne sais comment un peu repris ces esprits.

- Approchez-vous! Dit Delphine. Nous devons nous débarrasser du plus grand nombre de jupons possible. Demain Pamela repasse la même épreuve. Les jupons, corsets et robes vont s'accumuler sur nous, et ceci par dessus les couches de vêtements que nous porterons encore.

- Mais Delphine! Dit Caroline. C'est impossible! Florence ne va quand même pas continuer la punition... On ne pourra jamais porter deux fois plus de vêtements...

- Tu as raison Caroline, c'est pourquoi nous devons enlever le plus de vêtement possible. Nous devrions commencer par déshabiller Pamela en premier, pour qu'elle puisse passer l'épreuve plus facilement. Si non, nous serons encore plus couvertes, plus noyées sous des masses de tissu.

La nuit fut longue et pénible. Chaque jupon devait être dénoué un à un avec leur triple nœuds.

Le matin, j'étais débarrassée de tous mes jupons robes et corsets. Mais Delphine et Caroline n'avaient pas encore terminé quand Florence vint nous chercher pour la deuxième épreuve. Elles avaient réussit à enlever deux robes sur trois, deux corsets sur trois et quatorze jupons sur vingt et un.

Il faudra que je m'améliore rapidement si non, Delphine et Caroline vont étouffer sous leurs multiples couches de vêtements.

 

 

 

 

 

Par pamela - Publié dans : soumission
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